Chacun trouve son parcours en fonction des opportunités qui se présentent à lui, des envies qu’il a, des épreuves mais aussi dans son entourage familial et social. Le mien ne fait pas exception, puisque d’ingénieure en informatique et robotique je suis aujourd’hui assistante de direction indépendante à Lyon. Avant même le lycée, les choses peuvent s’avérer compliquées : choisir quelle formation suivre, lycée professionnel, formation professionnalisante, lycée généraliste… Et elle ne fait que de se compliquer au fil des années. Autour de 17 ans, il faut savoir quelle orientation prendre pour ses études – et potentiellement les 50 ans à venir… Oh Wait. Je me rappelle de cette soirée que mes parents avaient organisée. Ma sœur devait choisir son orientation pour post-bac. Elle ne savait pas du comment faire ou même les domaines qui pouvait réellement l’attirer. Lorsque les invités sont arrivés, nous étions tous dans le salon, ma mère leur a demandé à tous « Qui d’entre vous travaille aujourd’hui dans le même univers que celui pour lequel il a fait ses études ? ». Et bien sûr, vous vous attendez à la réponse maintenant, autour de nos tables, un seul invité a répondu oui, sur la dizaine présents. Mon parcours est à l’image de cette discussion. C’est vrai qu’écrit sur une ligne, mon parcours peut prêter à confusion. Comment suis-je passée d’ingénieur en informatique à assistante de direction indépendante à Lyon finalement ? Le commencement et les études De mon point de vue, l’histoire est plutôt simple et logique même. Lors de mes études, je découvre le milieu technique. Je suis également attirée par le management de projet, la littérature, la philosophie et les nouvelles technologies. De plus, j’aime voyager et je souhaite parler d’autres langues avec aisance. L’IUT informatique Je m’oriente donc vers un diplôme d’abord technique via le DUT, je voyage pour renforcer mes compétences linguistiques et l’approche internationale de mon métier. Je profite d’une première expérience Erasmus en Irlande pendant laquelle je travaillerai pour Amazon au service vendeur et pour le laboratoire du CIT, université technologique de Cork. L’apprentissage J’étoffe mon expérience à mon retour en France en rejoignant les bancs de l’IMERIR à Perpignan, une école qui permet de développer les compétences informatiques et robotique. Je réalise cette partie de mes études en apprentissage au sein de Wordline à Lyon, à l’époque, leader européen de la gestion de la data. En 2014, je propose, lors de ma dernière année, de partir en Finlande pour ma seconde opportunité Erasmus et d’étudier, lors de mon voyage, les data center de Atos à Helsinki. Je vais faire un mi-temps entre Atos et l’Université Haamk. Cela me permet de participer à des projets d’envergure européenne et de travailler pour l’école sur des projets de sociétés autour de l’internet des objets dans le sport. Les robots Lors de cette expérience, je vais mettre en place deux projets importants : HiWR (Hiwr is Worldline’s Robot) et Jules. HiWR est un robot que je destinais aux RH. Il devait les soutenir sur les salons pour attirer des candidats et faire l’interprétation des informations des CVs. Les données seraient ensuite intégrées dans des bases de données spécifiques. Jules, mon second projet, serait un robot de plus grande taille, destiné et pensé avec les écoles maternelles (et primaires) pour soutenir les professeurs et travailler sur le jeu et la lecture des émotions des enfants. Je validerai mon diplôme en tant que major de promotion entre autre, grâce à mon mémoire que je présenterai en collaboration et en anglais avec le robot de la société robotique Cybedroïd. Une première mondiale, sous les yeux de chefs d’entreprise reconnus du domaine. HoCaRo [Needabot] Suite à mon diplôme, je lancerai ma première société en 2016, au sein du groupe de Cybedroïd justement. HoCaRo verra le jour afin de soutenir le personnel soignant dans les institutions (maisons de retraites, hôpitaux…). Ce sera la création d’une société à 200 000 € de capital, 550 000 € de levée de fonds publics le premier mois. Nous irons jusqu’à entamer la levée de 1,7 millions d’euros de fonds européen avec la société Pal Robotics en 2018. Ces deux années seront l’occasion pour moi de créer une équipe de 6 personnes, techniciens, chef de projet et chercheur. Elles seront aussi l’occasion de mettre en place des partenariats dans la Marne, au niveau français et international. Je pars au CES de Las Vegas en 2017, avec mon premier robot. Mon équipe se retrouve à la VivaTech de 2018 en tant qu’invité de La Poste, etc. Mais c’est surtout l’occasion de la création d’un robot, CaBot, destiné à la livraison de médicaments de manière sécurisée et autonome. Nous travaillons pendant 1 an à sa création et à son intégration dans les couloirs de l’hôpital de Châlons en Champagne. En 2018, la société s’arrête, HoCaRo, malgré le succès de son projet ne peut plus avancer. Elle est liquidée en juillet. CaBot sera mis en place dans les hôpitaux de Madrid et Barcelone par Pal Robotics lors de l’épidémie de COVID-19 pour soutenir le personnel soignant. LP Factory. Malgré ce changement de cap, je poursuis mon aventure entrepreneuriale. Je me lance en micro entrepreneur pour accompagner les chefs d’entreprise dans la création de leur société suite à quelques demandes de contacts rencontrés lors de l’aventure HoCaRo. Par intérêt et volonté personnelle, je réalise aussi de l’accompagnement au marketing digital, community management et création de sites internet. En 2020, LP Factory. voit le jour. D’abord de part son nom et sa représentation graphique pendant le mois d’avril 2020. Puis en tant que SASU en septembre 2020. En septembre 2020, je vais aussi rejoindre l’équipe des incubateurs de NEOMA BS en tant que prestataire. J’occupe alors les missions de startup manager et de responsable de l’incubateur de Reims. Je vais accompagner plus de 30 créations d’entreprises et leurs dirigeants. Dans les missions marquantes, il y a aussi ma mission pour ArtechDrone. Cette société rémoise spécialiste du drone que je vais aider à structurer et à passer d’une valorisation de